lundi 27 octobre 2014

Lu le 27 octobre 2014
Le gouvernement français condamne la suspension de Zinedine Zidane
    Sans commentaire sauf à dire que le gouvernement français condamne plus facilement la tromperie d'un milliardaire intouchable (on ne touche pas à "Zizou" après comme durant sa carrière malgré ses agissements - violence, dopage) que la baisse du pouvoir d'achat des retraités, des fonctionnaires et des classes moyennes. Honte à ce gouvernement des riches et de la finance.

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vendredi 12 septembre 2014


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La phrase du moment...

"Demander à un sportif et très souvent à un non-sportif de réfléchir sur le sport - entendu comme phénomène social - c'est comme demander à un mille-pattes comment il fait pour marcher".

 

Le commentaire du moment...

   "Tout travail intellectuel ne sert à rien. La preuve : n'importe qui peut dire n'importe quoi sur tous les sujets. Le discours explicatif, argumenté reposant sur des années de recherche ne vaut pas plus que la  plus simpliste réflexion de sens commun. Tout le monde ne se dit pas plombier, électricien ou maçon. Mais tout le monde se dit, sans le savoir, intellectuel. Comme si ça ne demandait aucun effort, aucun travail. Le discours du "oui mais eux ils ont commencé à travailler à 14 ou 16 ans" dit bien ce qu'il veut dire. Le médecin et le chercheur qui ont passé des années et des années sur les bancs de l'Université n'ont pas travaillé...

 
Ils me font peur…
Quand les médiocres plumitifs, les dealers de la presse, veulent un monde peuplé d’Ibrahimovic 
   Vous ouvrez, votre journal, votre télévision ou votre radio et vous étouffez. Thévenoud, Hollande, « Voyage en enfer », (on croit faire un bon mot pour prouver qu’on à des Lettres), tout nous est balancé à la figure sauf l’essentiel. Terrible tableau. Les hypocrites de tous horizons, ces personnages englués dans leurs propres affaires judiciaires (de Christine Lagarde à Roland Courbis en passant par les amis de Sarkozy, l’éventail est large) n’hésitent pas à jouer les redresseurs de tort. Tous  les Christophe Barbier de la presse (les Demorand, Colombani, Badou, Joffrin, Cohen* et les bateleurs d’Europe 1 ou de RMC),  adorent se complaire à la fois dans la boue et dans l'insignifiant (le "trou de serrure"), en créant un climat totalement irrespirable. Sans expliquer les vrais enjeux et les vraies oppositions (les politiques possibles) sur les grands sujets de société. Chaque fermeture d'entreprise leur permet de se délecter du marasme économique et d'en vouloir au gouvernement. Comme s'il était responsable de toutes les entreprises privées qui profitent du climat pour licencier, réduire leurs coûts, augmenter la pression sur les salariés, laminer le droit du travail, etc. Comme si le système économique (le capitalisme pour utiliser le terme juste) était innocent. L’important n’est pas d’informer mais de bombarder, avec délectation, à la figure du bon peuple, l’image d’une France petite, conduite par des incapables magouilleurs et infidèles.  
   Tous ces irresponsables donnent des leçons de morale à longueur d’articles et de déclarations péremptoires. Ils veulent nous faire croire que seuls les hommes et femmes politiques trichent, que seuls les hommes et femmes politiques sont des cumulards, que seuls les hommes et femmes politiques profitent du système.  Barbier que l’on entend partout, qui assène ses vérités en permanence ne cumule pas ! Il n’a bien sûr jamais bénéficié de l’abattement de 30% offert très longtemps aux journalistes. La niche fiscale rabotée logiquement ces dernières années a été condamnée par la Cour des comptes. L’Express et ses confrères, bien silencieux sur le sujet,  préfèrent évidemment qu’on rabote les retraites des plus modestes. Ils nous font penser à tous ces Thiriez du sport prêts à descendre dans la rue pour défendre leurs privilèges.
   Tous ces petits « journaleux » qui conditionnent la population avec leur prose de caniveau et leurs arguments d'autorité - sur le déficit public par exemple - (et les funestes conséquences que l’on devine) sont en fait de gros paresseux. Barbier, figure symbolique de la profession, parle de tout sans travailler en profondeur le moindre sujet. Pour lui et beaucoup de ses confrères, parler d’économie  c’est simplement reprendre en plus distingué les discussions de café du commerce. Ce café où l'on ne veut pas payer d'impôts en souhaitant toujours plus de policiers, d'infirmières, de maitres nageurs sauveteurs, de professeurs, etc.
   Dans un pays où l’on donne comme modèle  le footballeur Ibrahimovic (dit « Zlatan »  pour ceux qui veulent de manière infantile feindre la proximité avec le joueur) il ne faut s’étonner de rien. Ibrahimovic gagne en un ou deux mois ce qu’un smicard gagnera durant toute sa vie, il multiplie les gestes de violence sur les terrains, il est hautain, méprisant, sexiste, tricheur mais il est protégé,  admiré, encensé. C’est ce monde là que veulent Barbier et ses amis des médias, ces censeurs de toute parole non conforme. Ces irresponsables, médiocres plumitifs, créent un climat irrespirable pour vendre du papier avec leur raisonnement de dealer : « C’est ce que veulent les gens» nous disent-ils. Non seulement ils me font honte, ils me font peur.
MC
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* L’interview de Patrick Cohen le 10 septembre était un exemple parfait du travail pitoyable de trop de journalistes. Christiane Taubira voulait parler du fond. Cohen ne voulait connaître que ses états d’âme.

mardi 26 août 2014

Le discours obscène des  "libéraux" du foot (et du sport en général)


   Il faut écouter tous ces "footeux" (journalistes, dirigeants, pratiquants) nous bassiner avec leur discours libéral dans un monde (le leur) où le fric coule à flots, où des gamins de 20 ans roulent dans des super bagnoles et claquent 1000 euros quand l'ouvrier du coin fait attention pour ne pas en dépenser 10.
   Il faut le dire franchement : tous ces "footeux" nous emmerdent avec leurs propos d'enfants gâtés, avec leurs discours obscènes. Incapables de voir le monde autour d'eux. ils distillent en permanence leur petite musique libérale. Michel Seydoux, président de Lille, disait le mardi 26 août après la défaite du LOSC contre Porto : " On nous plombe de charges en France. Il y a la  taxe à 75%. Et on n'est pas propriétaires de nos stades. Et... Et... Le foot français n'est plus compétitif. Il est en déclin". Discours de riche qui salue le football d'un pays (le Portugal) en pleine crise, un pays qui compte 15% de chômage. Avoir une équipe de football compétitive ne donne pas à manger. Elle fait rêver et elle alimente les frustrations.
   Seydoux et ses amis feignent d'oublier qu'en France, le gouvernement, sous pression et faible, a refusé d'instaurer pour deux ans seulement un taux marginal d'impôt sur le revenu à 75% (pour la part dépassant 1 million d'euros par an !)  mais que parallèlement il a bloqué l'augmentation des retraites supérieures à... 1200 euros, et gelé le point d''indice du salaire des fonctionnaires (les petits comme les gros). M. Seydoux oublie encore que la France (Etat, collectivités locales) dépense en ce moment même, dans le silence le plus complet et le plus honteux, 2 milliards d'euros pour rénover et construire les stades qui accueilleront l'Euro 2016 de football.
   Le scandale est là. Que le football français ne soit pas compétitif, on s'en fout et on peut même s'en féliciter. Il y a bien d'autres priorités. De beaucoup plus urgentes.
   Sportifs et non-sportifs ouvrez les yeux. Le monde du sport alimente en permanence ces discours sur la lourdeur des "charges" pour expliquer les défaites des clubs français. Les injustices ne sont pas entre les clubs européens. Elles sont d'abord et avant tout entre les citoyens de notre pays. Entre les hommes et les femmes. Entre les milliardaires du football (les Zidane et autres Ibrahimovic) et  la majorité des salariés qui gagnent moins de 1600 euros brut par mois. Messieurs les sportifs un peu de décence...

jeudi 7 août 2014

                       

          Le sport est contre la libération des femmes
                                              Coupe du monde de rugby
Olympe de Gouges-Equipe de France féminine
même combat !



   Le sport sert-il l’émancipation des femmes ?
   A l’heure de la Coupe du monde de rugby organisée en France, cette  question essentielle n’est posée ni par les médias, ni par les sportif(ve)s, ni par les non-sportif(ve)s, ni par les militant(e)s progressistes, ni par les féministes.
   Le sport allant de soi (on n’en discute pas), le sport féminin et sa médiatisation seraient bons pour les femmes.  Paradoxe : dans ce fief de la virilité, tenir un autre discours vous classe immédiatement parmi les « machos ».
   Et si l’on remettait en cause le postulat de base ? Peut-on enfin en débattre  sérieusement…


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Pour tout commentaire et  renseignement s’adresser à :
Centre d'Analyse Critique du Sport (siège à Orléans)
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De l’agression sexuelle à l’organisation du dopage

 Quand la « grande muette » couvre ses cadres…

   Raphaël Piolanti, manager national des lancers à la Fédération française d'athlétisme (FFA), vient d’être  mis en examen à Metz. Il est soupçonné d’avoir organisé et encouragé le  dopage de deux ou trois athlètes dont Quentin Bigot, champion d'Europe Juniors 2011 du marteau, contrôlé positif à un produit dopant fin juin lors des Championnats d'Europe d'athlétisme par équipes à Brunswick (Allemagne)
   Il y a plus de 20 ans, Raphaël Piolenti avait déjà fait parler de lui. En août 1991, lors d'un stage à Mâcon, deux lanceuses de marteau de l'équipe de France, Catherine Moyon de Baecque et Michèle Rouveyrol, avaient été agressées sexuellement par trois lanceurs. Devant la cour d'appel de Dijon, en 1994, Jean-François Grégoire, Laurent Bettolo, et… Raphaël Piolanti, avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis pour «agressions sexuelles autres qu'un viol».
   La Fédération française avait alors très largement étouffé l’affaire. Pour services rendus (!), Piolenti est même devenu l’un des cadres de ladite fédération en étant nommé manager national des lancers. Dans l’institution sportive, les intérêts économiques et politiques interdisent aux instances dirigeantes de faire des vagues. Silence dans les rangs. La “grande muette”  ce n’est pas l’armée. C’est, aujourd’hui comme hier, le monde du sport.



 

vendredi 18 juillet 2014

Les "intellectuels faussaires" ou l'impossible débat


   Il faut les écouter pour le croire. Jacques Attali sur France Inter dresse le bilan du Mondial avec l'assurance de l'homme qui a toujours quelque chose à dire sur tous les sujets. Le savant doxosophe alimente sans retenue le discours de sens commun sur le sport et ruine tout débat sérieux. La presse lui donne la parole puisqu'il aime le foot ! (http://www.franceinter.fr/emission-linvite-de-7h50-jacques-attali-le-pays-a-compris-que-les-corporatismes-ne-sont-pas-bons-a-l)
   Pascal Boniface n'est pas savant mais il alimente la doxa sportive régulièrement. Ses interventions dans C dans l'air du 15 juillet sont d'une accablante médiocrité. L'économiste Wladimir Andreff (qui a sauvé l'honneur de l'émission) le regardait stupéfait tant les arguments d'autorité pleuvaient comme les buts de l'Allemagne devant le Brésil ("Un match dont tout le monde se rappellera dans un siècle" a dit avec sérieux le directeur de l'IRIS !). Boniface qui a de l'entregent et beaucoup de nègres pour écrire plusieurs livres par an (fait-il un concours avec Attali ?) affirme péremptoirement : "Les stades n'ont pas coûté très cher au Brésil et rien ne dit que s'ils n'avaient pas été construits, on aurait construit des hôpitaux".  Bien sûr, on aurait pu construire des écoles ou des crèches ou des maisons de retraite mais ce n'est pas ce que voulait dire Boniface pour qui mieux vaut construire des stades (avec tout ce que ça signifie) que rien !
   Attali, Boniface et quelques autres (Cohn-Bendit par exemple) sont jugés aptes à parler de sport au plus grand nombre. Les sociologues du sport (critiques ou non), les philosophes du sport, etc. n'ont pas le niveau. Trop "intellos" sans doute puisqu'ils veulent faire comprendre un phénomène social majeur. Ils travaillent le sujet depuis 5, 10,  20, voire 30 ans... La presse dans sa très grande majorité (on le voit en ce moment avec le Tour de France), va  au plus simple. Elle trouvera toujours quelques "intellectuels faussaires" pour prêcher la bonne parole...
Pour toute réaction
Centre d'Analyse Critique du Sport :

dimanche 13 juillet 2014

Cela dit sans chauvinisme...
   L'équipe du Brésil est éliminée en demi-finale et battue pour la troisième place.
   Les commentateurs français (dans leur grande majorité) nous disent : "Le Brésil a totalement raté sa Coupe du monde, il a été humilié. Pour le pays c'est une honte".
   L'équipe de France est éliminée en quart de finale après avoir eu la poule éliminatoire jugée la plus faible.
   Les commentateurs français (dans leur grande majorité) nous disent : "La France a fait  un beau parcours. Elle a réussi sa Coupe du monde. C'est très encourageant pour l'avenir".
   Tout cela est dit et écrit sans chauvinisme, sans nationalisme. Avec beaucoup de recul et de réflexion ! A l’encontre des grincheux et des rabat-joie, la réplique fuse : « C’est pas pareil le Brésil et la France. Vous confondez tout. » Analyse fine et imparable !
   Nous l'avons toujours affirmé : les sportifs sont des poètes. Ils se créent un monde imaginaire beaux, vertueux, pur, loyal, fraternel, etc. Le problème -  à l'image des pratiquants mais aussi des "observateurs avertis" (journalistes à la Pierre-Louis Basse, philosophes à la Jean-Claude Michéa, écrivains à la François Bégaudeau, hommes politiques à la François Hollande, à la Nicolas Sarkozy ou à la Daniel Cohn Bendit) - c'est qu'ils croient vivre dedans.
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PS. Parmi les journalistes qui croient vivre réellement dans ce monde fictif du sport idéal, Gérard Holtz tient toute sa place depuis longtemps.  Il vient d'être nommé Chevalier dans la promotion du 14 juillet 2014 de la Légion d'Honneur. L'absurdité de ces "médailles" est sans limite. A l’encontre des grincheux et des rabat-joie, certains feront remarquer que Jean-Pierre Elkabbach a bien été promu Commandeur. Et cette fois, ils n'auront pas tort : le sport n'a pas le monopole du ridicule et de la connivence.
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mercredi 9 juillet 2014

Mieux que l’Allemagne devant le Brésil(7-1)

Equipe de France - Equipe des retraités : 100-1
Ou quand on parle davantage du gel capillaire des footballeurs que du gel des petites retraites

   Les footballeurs français n’ont pas gagné la Coupe du monde mais ils ont touché une prime de 100 000 euros environ (102 000 à 133 000 selon les sources)  pour leur qualification en quart de finale. Le gouvernement leur avait fait un superbe cadeau (à eux et autres champions) en refusant d’établir il y a quelques mois un taux marginal d’imposition de 75%, taux qui se serait appliqué pendant un temps limité sur les sommes supérieures à 1 million d’euros par an (par exemple sur 200 000 pour un revenu de 1200 000 euros)*.
   Moins chanceux, les retraités comme les fonctionnaires n’ont rien gagné. Pire, ils viennent de perdre la partie dans l’anonymat le plus complet. Au moment où « toute la France » (terrible formule passe-partout)  était derrière ses « héros », les députés ont approuvé le   projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale qui prévoit le gel pour un an des pensions de retraite supérieures à 1.200 euros par mois. Conclusion : si vous gagnez 1250 euros en 2014, vous gagnerez 1250 euros en 2015 (vous perdrez donc du pouvoir d’achat puisque les prix augmenteront durant l’année).
   Le gouvernement dit de gauche a choisi son camp. Les footballeurs, petits soldats en mission, sont admirés, adulés, salués par l’ensemble de la classe médiatico-politique (y compris l’extrême gauche) et par une large partie de la population conditionnée. Ils  gagnent 100 fois plus que les retraités (et que la majorité des salariés)  mais comme « ils font rêver », la scandaleuse inégalité n’est pas dénoncée. Vivre par procuration suffit au bonheur des masses. Jusqu’à quand ? 
   Alors qui méprise le peuple ? Ceux qui à l’image des Bégaudeau et autres passionnés défendent le sport parce que c’est populaire, ou ceux qui veulent donner des armes au peuple pour qu’il comprenne les fonctions politiques, économiques et idéologiques du sport entendu comme phénomène social majeur de notre temps ?
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* Pour toute explication supplémentaire avec exemples, s’adresser au CACS (lecacs@live.fr)