dimanche 20 mai 2012

Pour la suppression des courses automobiles
   "Plus vite, plus loin, plus fort", c'est la devise olympique. Philosophie absurde pour tous les sports qui véhiculent des valeurs (rendement, record, productivité, dépassement, compétition et concurrence généralisées) qu'il faudrait mettre en question sérieusement. Les Jeux de Londres devraient être l’occasion de discuter cette “philosophie de la vie” (Charte olympique)
   Les rallyes poussent l'absurdité au paroxysme en ajoutant la valeur symbolique du gaspillage d'énergie, de la vitesse absolue et de la suprématie de la "bagnole". Quel exemple dans un monde où l'on prône les vertus des transports en commun et où l'on souhaite réduire fortement le gaspillage de vies humaines en limitant la vitesse sur les routes !
   Au lendemain de la tragédie du rallye du Var, Mme Fourneyron, la Ministre des Sports, vient de déclarer : “Nous allons rencontrer les acteurs concernés au plus vite afin de prendre toutes les dispositions qui s’imposent ».
   La première disposition pour un gouvernement dit de gauche devrait être simple et “ultra rapide” : la suppression des courses automobiles.
   Et dire qu'on reparle d'un Grand Prix de formule 1 à Paris…

samedi 12 mai 2012

Le faussaire Boniface a encore frappé...
   A la sortie de son livre sur les "intellectuels faussaires", nous écrivions, à propos de Pascal Boniface, l'article ci-dessous pour montrer qui était le vrai faussaire.
    Boniface a publié en début d'année un livre sur Sarkozy (il fallait en sortir un pour "être dans le coup" de l'élection présidentielle). Ce livre avait pour seul intérêt de permettre à son auteur d' être invité par ses amis de la sphère médiatique. Hollande étant élu, le Directeur de l'IRIS continue son marathon effréné et sa course au rendement (il est "aux livres" comme d'autres sont "aux pièces") en publiant en ce mois de mai un livre sur les Jeux Olympiques : "JO politiques". Un livre vite écrit, sans analyse, d'aucun apport théorique. Benoit Heimermann dans son livre La fin des Jeux Olympiques - La politique et l'argent dans le sport -, paru en 1980, en disait plus et mieux. Boniface a repris la même idée sans les mêmes connaissances mais en ajoutant évidemment les derniers rendez-vous olympiques.
   Voilà en tout cas un livre qui devrait permettre à son auteur de courir les plateaux de télévision et les radios. Un livre qui n'est en fait qu'une pâle synthèse de passages d'ouvrages et de documents des "travailleurs de l'ombre". Ceux qui travaillent sérieusement.
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Pascal Boniface, pseudo intellectuel faussaire

par Michel Caillat

  Il a osé ! Il faut un certain culot à Pascal Boniface pour publier un livre au titre  qui lui sied à merveille, « Les intellectuels faussaires », pour peu que nous ajoutions le préfixe pseudo devant le mot intellectuel. La note de l’éditeur fait involontairement mais superbement le portrait de l’auteur de l’ouvrage : » Depuis quelques années, le « mentir vrai » est devenu la marque de fabrique de nombreux intellectuels (à remplacer par PB) ayant acquis une certaine crédibilité dans notre pays. Ces faussaires qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Véritables docteurs es malhonnêteté intellectuelle, ils ne sont jamais inquiétés même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Quoiqu’ils racontent, on les respecte et ils peuvent donc distiller leurs boniments en toute impunité dans les médias. Le triomphe des faussaires constitue une menace pour l’information du public. L’honnêteté intellectuelle est devenue un handicap et non un atout ».  En qualité de docteur es malhonnêteté, M. Boniface est leader.
   Sachez-le, l’homme ne se contente pas de parler de politique étrangère ;  il se présente et est présenté comme un fin observateur du sport alors que tous ses écrits dans le domaine sont truffés de sottises, d’arguments d’autorité, d’approximations, de contre vérités sur le fond, et de fautes et d'erreurs sur la forme (1). Pourtant, depuis plusieurs années, rien ne semble empêcher le Directeur de l’IRIS (l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques) de multiplier  les interventions sur le sport. Il est l’invité régulier des radios (France Info), des télévisions (on le voit souvent dans C dans l’air) des journaux et des sites (Rue 89). Il passe trois jours en Afrique du Sud au début de la compétition et, dès son retour, sur les antennes d’une radio publique, il tire un bilan définitif (et positif évidemment) de l’organisation de la Coupe du monde dans le pays. Chez lui, la passion efface la raison. Ce Monsieur n'a qu'un objectif : faire parler de sa petite personne et occuper les antennes ; peu importe la rigueur du  travail.   
   Nous ne pouvons pas juger ses écrits et ses paroles en matière de politique étrangère, mais nous pouvons dénoncer son non-travail dans le domaine du sport. M. Boniface, qui trouve parfaitement sa place dans la société d’admiration mutuelle et de connivence, a signé sept ou huit livres en 2010 ! Comment fait-il alors qu’il court les plateaux, fait de la recherche (?), est professeur et joue les conférenciers ? Voici un début de réponse qui tient en un mot : supercherie. Supercherie que nous avions dénoncée sans susciter la moindre réaction (une seule personne nous avait fait part de son indignation) il y a cinq ans.
   Nous écrivions le 26 mai 2006 dans un courriel intitulé « La supercherie de M. Boniface » envoyé à la presse et à quelques intellectuels, les lignes suivantes : « Le rôle de la presse est de dénoncer les impostures et tout autant de ne pas la relayer inconsciemment... ou pas ».  Et nous poursuivions ainsi : «  Nous venons de lire un livre déjà médiatisé (et qui va l'être plus encore), un livre "qui est sorti récemment" (les guillemets sont utiles !) mais qui n'est en réalité que le copier-coller d'un livre précédent du même auteur. L'éditeur n'est pas le même, le titre (trompeur lui aussi) n'est pas le même mais des dizaines de pages sont identiques : la page 38 du premier devient la 112 du second et la 97 du second devient la 60 du premier ! Et ainsi de suite... »
   Pascal Boniface a en effet publié en 2002 (pour la Coupe du Monde) un livre intitulé : « La Terre est ronde comme un ballon » aux Editions du Seuil ; quatre ans plus tard, toujours à l’occasion de la Coupe du monde, il sort «Football et Mondialisation » aux Editions Armand Colin. Son transfert du Seuil à Armand Colin permet de présenter comme une nouveauté un ouvrage qui reprend dans un ordre différent des passages entiers (des pages complètes) du précédent et l’actualisation fait parfois sourire. On passe de « Le football n’est-il pas la synthèse heureuse entre libéralisme et socialisme » (p 18 du premier livre) à « Le football ne représente t-il pas une synthèse heureuse entre vie collective et respect de l’individu » (page 17 du second) ou bien encore « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que sur le moyen de financer le régime de santé » (p 19 du premier livre) à « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que de préconiser le plus sûr moyen de réduire la dette publique » (p 18 du second). La dette publique étant dans l’air du temps, il fallait bien en parler !
   Jusqu’à maintenant personne n’a dénoncé publiquement la malhonnêteté intellectuelle de l’omniprésent Pascal Boniface pourtant jamais avare de leçons de morale Son dernier ouvrage devrait enfin permettre à celui qui n’hésite jamais devant les attaques ad hominem d’être qualifié de faux intellectuel, de vrai faussaire et de grand imposteur.
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(1). La fiche sur l'Afrique du Sud avec ses erreurs sur la population et  sur l’espérance de vie est un bel exemple -  p 119 de La Terre est ronde comme un ballon

Dès la naissance du blog du CACS, nous écrivions : il n’y aura dans aucun article et dans aucune brève d’attaques ad hominem, d’insultes diverses. Le procédé trop largement répandu, y compris du côté d’une certaine critique du sport, est déplorable, accablant et désastreux. Traiter l’autre de « minable, d’inculte, de bœuf du stade, de truie musculaire ou d’idiot utile » est non seulement lamentable mais surtout indigne du débat d’idées. Pascal Boniface est le seul qui mérite une petite exception à la règle. Son dernier livre conduit nécessairement à le traiter de faussaire et ses « travaux » n’appellent guère au débat d’« idées ».

mercredi 2 mai 2012

« C’est vous qui avez eu l’idée, M.Vendroux… »
En sport, le nouveau est toujours ancien…
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont été interrogés sur le sport par Jacques Vendroux. Le directeur des sports de Radio France nous l’a dit et répété lors des entretiens diffusés le dimanche 29 avril (http://www.franceinter.fr/dossier-hollande-sarkozy-jeu-decisif).
« C’est la première fois dans l’histoire de la cinquième République que les deux candidats à la Présidence de la République ont accepté de parler de sport »
« C’est la première fois qu’un président de la République en exercice accepte de parler de sport »
« C’est la première fois et c’est pour ça que j’insiste, dans l’histoire de la cinquième République, que ce soit le Général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, personne n’a parlé de sport pendant une campagne présidentielle. Je trouve ça hallucinant ».
« C’est vous qui avez eu l’idée » a lancé l’un des deux candidats à un Jacques Vendroux ravi. Un Jacques Vendroux qui semble oublier qu’il n’y a pas que la radio et la télévision dans la vie. Sa grande première n’en était pas une. La preuve ?
Dans les numéros suivants de L’Equipe, voici ce qu’on peut lire :
. Le 6 mai 1981 : Douze questions aux deux candidats - Giscard d’Estaing et Mitterrand répondent.
. Le 4 mai 1988 : Et le sport demain ? Mitterrand et Chirac répondent (Mitterrand était président en exercice)
. Le 5 mai 1995 : Chirac-Jospin : leurs réponses à propos de sport.
Les candidats à la présidentielle répondent régulièrement aux questions sur le sport. Vendroux n’est donc pas le premier, sauf sur France Bleu sans doute…*
Ce qui pose des questions à l’écoute ou à la lecture de toutes les réponses c’est le consensus sur les prétendues valeurs du sport. Tous les entretiens montrent que le sport - y compris chez les candidats à la présidentielle - fait l’objet de croyances et de préjugés. François Hollande et Nicolas Sarkozy ne dérogent pas à la règle (1).
Michel Caillat
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(1). Et d’abord sur la définition même du terme. En englobant sous le mot sport toutes les activités physiques, ils entretiennent volontairement ou non la confusion. Ce flou sert de repoussoir. Dire à une personne de faire du sport pour lutter contre l’obésité c’est le plus sûr moyen de la laisser dans son état. Si toute activité physique est du sport, si le facteur qui fait sa tournée à bicyclette fait du sport au même titre que les champions du Tour de France, alors le débat sur ce fait social est impossible. Ce qui est le cas !
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* Voilà qui rappelle ce que nous lisons beaucoup par les temps qui courent : « Interview exclusive de Nicolas Sarkozy ». En quelques jours, vous trouvez aussi bien la formule dans une émission de radio, dans « La République du Centre » à Orléans et même dans le journal gratuit "La Baule plus" ! Toute interview étant en elle-même exclusive pourquoi la qualifier ainsi ?
Des ouvrages pour bien préparer Sciences Po 2012

   Le sport est au programme des candidats au concours de Science PO . A la librairie du Centre d’Analyse Critique du Sport (CACS), ils peuvent trouver à prix réduits un certain nombre d'ouvrages et de revues. Les livres peuvent être commandés par courriel ou courrier (voir adresses ci-dessous). Les envois seront effectués dès réception du règlement (délai de cinq jours au maximum) dans la limite des stocks disponibles.
Les prix sont donnés port compris:
. Le Sport - Editions le Cavalier Bleu, Collection Idées reçues, 2002... 9 euros
. L'Idéologie du sport en France ....15 euros
Un analyse des discours sportifs et de leur récurrence depuis 1900
. Le sport en miettes......................... 12euros
Un recueil d’articles qui abordent les grands thèmes de l’analyse critique (dopage, violence, politique) à travers des faits d’actualité
. Pensées critiques sur le sport....... 13 euros
Chaque aphorisme appelle à une réflexion sur les fonctions du sport

. Revue Critique du Sport (5 euros port compris)
             - n°5 (1997) - Le sport et la casse chez les jeunes - Même sportif l'enfant a des droits - Dossier dopage
             - n°6 (dernier numéro, 1997) - La honte du Paris-Dakar - L'esprit de compétition - Le cas Elodie Lussac.

Pour commander
Adresse : Centre d'Analyse Critique du Sport, 4 Cité Nouvelle du Champ Rond, 45000 Orléans

samedi 28 avril 2012

   A lire sur le site de L’Express ce samedi 28 avril l’entretien accordé par Michel Caillat, responsable du CACS, à la rédaction du journal.
   Il est dommage que l’article qui analyse un phénomène social et évoque la mythologie sportive soit intégré dans la rubrique sport même si la “ghettoïsation” du sport est moins nette sur un site que dans beaucoup d’autres supports (“journaux papier, radio et télévision).

Quevilly ou le mythe du “petit contre le gros"

Par MCaillat (Express Yourself), publié le 27/04/2012

(voir l’article sur le site de l’Express)
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samedi 21 avril 2012

La vérité = le mensonge
Ou quand le relativisme sert toujours l'ordre établi

   La mode du "tout se vaut" s'accélère. Sur le dossier Arena, la presse semble une fois encore renvoyer dos à dos le maire et l'opposition. Les journalistes pensent faire leur travail et ne pas s’engager en affirmant  : “Le syndicat pense que..." ou "l’opposition pense que ...”. Dans le cas présent, ils oublient un peu vite qu'il  n’y a pas que l’opposition (sous entendu municipale) qui pense que c’est un passage en force. De nombreux Orléanais bien informés se scandalisent de la décision qui engage l'argent des contribuables dans un projet démentiel et élitiste.
   Faire croire que rien n’est réellement vrai rien ou que rien n'est vraiment faux, c'est oublier les faits  les constats et des  présomptions suffisamment fortes pour dire clairement : oui, le passage en force de Serge Grouard est incontestable. Le Maire a fait jouer ses relations à deux jours d'une élection qu'il pense perdue pour son camp et à demander à son ami, David Douillet, de liquider l'affaire avant de quitter les lieux.
   La réaction  de M. Grouard est sans surprise mais d'une mauvaise foi évidente pour qui connaît un peu le fonctionnement habituel des institutions : "La procédure est logique, il faut que les affaires continuent avant les présidentielles. Il n'y a pas d'accélération...". De qui se moque t-il ? La déclaration d'intérêt général le lundi, la décision d'attribution d'une subvention de 20 millions d'euros le vendredi lors d'une réunion du CNDS prévue en novembre, tout est normal ? Il n'y a pas d'accélération avant le premier tour des présidentielles ?
   En notre ère de relativisme dévastateur, ce que peut dire un scientifique après 30 ans de recherche (par exemple la terre tourne) vaut ce que dit le premier venu au café du commerce (c'est pas la terre qui tourne, c'est c’est le soleil). Le titre  de la presse serait alors : "Selon la majorité, le soleil tourne autour de la terre. L'opposition minoritaire affirme que c'est la terre qui tourne”. Vérité et mensonge se mêlent pour servir les pouvoirs en place et faire taire toute critique fondée.
   Le CACS ne défend pas l'opposition municipale quand il dénonce le comportement honteux du maire et  le projet absurde de l'Arena. Il la défend d'autant moins quand il lit dans la presse que certains élus de ladite opposition pensait que l'Arena allait être ouverte à tous (qui peut les croire ?). Le CACS attend toujours un débat sérieux sur le fond tel qu'il est posé dans le dossier Arena publié sur ce blog. La franchise vaut pour tout le monde.
   On peut être pour ou contre l'Arena mais on ne peut pas dire n'importe quoi.
   On ne peut pas transgresser les règles de la morale publique en se présentant comme l'ange vertueux qui défend les prétendues "valeurs" du sport.  Chez M. Grouard comme chez les sportifs pratiquants et dirigeants, le fossé est toujours plus grand entre les discours sur la fraternité, la pureté et la loyauté et la réalité  des terrains et des actes. Nous en avons encore une preuve éclatante.
                                                                                     M.C.
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Communiqué du CACS sur le projet Arena
Sans scrupules et sans morale
    Arrêtons de faire croire qu’il n’y a pas eu de pression.
    Sans scrupules et sans morale, le maire d’Orléans et ses amis ont bouleversé le calendrier du CNDS (réunion prévue en novembre et non le 20 avril). Qu’ils prouvent le contraire même si on les sent capables d’inventer n’importe quelle histoire.
    A la veille sans doute de la défaite de leur candidat et du changement de gouvernement, MM. Douillet et Grouard ont imposé à la direction UMP du CNDS (Centre national pour le développement du sport) la tenue d’une réunion et l’octroi de la subvention de 20 millions.
    Le procédé est honteux et on peut espérer que les Orléanais n’auront pas la mémoire courte.
    Il faut espérer aussi que les recours divers se multiplieront pour empêcher la réalisation de ce projet pharaonique pour une ville comme Orléans, très coûteux pour les habitants, mortel pour le Zénith et scandaleux à l’heure où l’on réduit les dépenses publiques dans tous les domaines de la Santé à l’Education.
    M. Grouard, le “sportif”, pense qu’on peut gagner par tous les moyens même les pires.
    La partie n’est pas finie...

vendredi 20 avril 2012

Quand une réunion prévue en novembre
est avancée au... 20 avril !
Le dossier Arena bouleverse le calendrier pour de sombres raisons politiques. La preuve est faite.

   Le doute n'est plus permis. Le Maire d'Orléans a souhaité faire étudier au plus vite  (avant la défaite annoncée ?) le dossier Arena. Le 20 avril, la réunion du Conseil d'administration du CNDS a répondu a ses attentes.
   La précédente réunion avait eu lieu il y a moins d'un mois, le 22 mars. Voici ce qu’on lit dans le compte rendu officiel de cette réunion sur le site de l’association nationale des élus en charge du sport. Comme prévu dans les textes, le Conseil d’administration du CNDS doit se réunir normalement deux fois par an : une fois en mars et... une fois en novembre.
   M. Grouard avouait sottement le vendredi 20 avril au matin son "passage en force" par cette formule : “Les adversaires de l’Arena font tout pour retarder le projet et ils s’étonnent de l’accélération”. Comme si le parallèle pouvait être fait. Comme si, le dire ainsi, ce n'était pas reconnaître évidemment que l’accélération est politique.
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CNDS : Bilan de la première session 2012

2 avril 2012
Suite au Conseil d’Administration du CNDS qui a eu lieu le 22 Mars dernier, voici une analyse de cette première session 2012 et de nouvelles informations concernant le CNDS pour cette année :
Pour cette première session, ce sont 343 projets qui ont été examinés par le comité de programmation dont 3 ARENAS :

- ARENA d’Orléans
- ARENA de Brest
- ARENA de Trélazé

Coût total des 343 projets : Plus d’1 Milliard € (environ 80M€ de plus qu'en 2ème session 2011).
Demande totale au CNDS : 165 Millions € (environ 20M€ de plus qu'en 2ème session 2011).

Suite aux réunions successives du Comité de programmation, 113 projets ont pu être retenus :

Coût total des 113 projets : 331 Millions €
Attribution du CNDS : 32.6 Millions €

Sur l’ensemble des dossiers retenus par le comité de programmation, l’effort d’un taux de 15% a été maintenu pour 2012.

Un examen particulièrement attentif a été effectué pour les projets situés en ZUS correspondant à une demande de plus de 30M€.

Ce sont les projets de Piscines (38) et Terrains de grands jeux (121) qui représentent la plus grosse demande au CNDS pour cette session.

Calendrier de la seconde session 2012 :
Prochain comité de programmation : Octobre 2012
Prochain Conseil d’Administration : Novembre 2012
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Communiqué du CACS du 17 avril après-midi  

L’Arena : vous avez dit intérêt général ?

   David Douillet a signé la reconnaissance d’intérêt général de l’Arena (Journal Officiel, Arrêté du 13 avril). Avant de partir, le Ministre aura ainsi aidé son ami Serge Grouard, le maire d'Orléans. Si l’Arena est d’intérêt général alors... les mots n'ont plus de sens. Le Ministre en connaît-il la signification ?
  Le combat contre cette “folie des grandeurs” n’est pas perdu puisque l’argent n’est pas encore débloqué. Il le sera peut-être vendredi lors de la réunion du CNDS (Centre national pour le développement du sport), convié, comme par hasard, à trancher juste avant les élections. Etonnant, non ?
   Sans parler de l’absurdité du projet (il faudrait que les partisans de la grande salle acceptent le débat pour qu’on puisse dire pourquoi il est démentiel sur tous les plans), il faut bien qualifier cette précipitation de scandaleuse. L’argument de cour d’école (“les autres font pareil” ) justifie toutes les atteintes à la morale publique.
   A la veille de prendre la porte, David Douillet le “sportif exemplaire” (dit exemplaire) confirme le fait qu’il n’y a pas “transfert d’éthique” entre le tatami et la vie en société.
   Demandons aux Orléanais - après un débat argumenté - s’ils sont favorables à la grande salle. On verra alors s’ils admettent qu’avec l’Arena, l’intérêt collecfif transcende les intérêts particuliers, et s’ils reconnaissent qu’avec ce merveilleux équipement l’intérêt de la (petite) ville d’Orléans transcende l’intérêt de chacun de ses habitants C’est la définition courante de l’intérêt général. Il y en a une autre : l’intérêt général c’est l’intérêt de la classe dominante. Du moins l’intérêt de ceux qui, à un moment donné, ont le pouvoir...

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Communiqué du CACS du 18 avril en soirée

Douillet est imbattable et écoeurant

   “A trois jours du premier tour, c'est pas joli”. Le ministre des sports David Douillet vient de condamner le ralliement à Hollande de Martin Hirsch et Fadela Amara.
  Amara, Hirsch et quelques autres se rallient individuellement. Leur acte n’a pas de conséquence directe sur les Autres.
   A sept jours du premier tour, David Douillet signe dans la précipitation un arrêté déclarant l’Arena d’intérêt général et impose une réunion du CNDS à 48 heures du vote. Avec de nombreuses conséquences (si la réunion a lieu) sur les Autres (les habitants d’Orléans et les Français qui participeront au financement). Non seulement « c’est pas joli, joli » mais c’est honteux.
  Douillet qui a promis la mort du sport si Hollande est élu donne une pitoyable image de l’homme politique et du champion reconverti.
   Aujourd’hui, à 100 jours de l’ouverture des Jeux de Londres, il a défendu l’idéal olympique de pureté, de fraternité, de loyauté et de désintéressement.
   Quel écoeurement devant ce gouffre entre ce qu’on dit et qu’on fait.
   Qu’il parte et vite…

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